Où est-ce qu’on en est ?

Depuis juin 2016 l’association Vers l’écolieu s’est faite connaître sur les réseaux sociaux ou via le bouche à oreille. Nous avons organisé des conférences largement diffusées ainsi que des dizaines d’événements conviviaux pour que les membres se rencontrent. Bien que plus de 200 personnes soient abonnées à la newsletter et que plus de 800 soient sur le groupe facebook, seules quelques unes ont rencontré d’autres membres, rejoint ou proposé des projets de vie, d’activité ou de convivialité. Nous portons cependant collectivement une dizaine de projets. Une grande consultation des membres a été lancée pour nous rassembler autour de projets concrets.

Le choix de la région rochelaise comme destination semble cependant mobiliser davantage. Nous sommes pour l’instant une dizaine de bénévoles à rechercher les moyens de trouver des personnes prêtes à s’investir dans leur projet de vie ou à motiver celles déjà présentes dans le groupe.

Un second chantier est de faire connaître notre projet en région rochelaise. Cet été, nous avons été aidés par un stagiaire d’école d’ingénieur pour constituer un groupe autonome et motivé en région rochelaise, mais le groupe est encore au stade d’embryon. 

Nous travaillons aussi à la rédaction d’un dossier afin de présenter Vers l’écolieu aux pouvoirs locaux, et en particulier la communauté d’agglomération qui gère le projet d’écoquartier de Bongraine, à Aytré. Cet écoquartier est une très belle opportunité pour nous aider à mener à bien un grand nombre de projets collectifs, de l’habitat et jardins partagés à la maison commune, voire même à l’installation en maraîchage bio.

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L’AMAP de Bongraine

Une AMAP est une Association de Maintien d’une Agriculture Paysanne. Il y a beau avoir beaucoup de terres agricoles autour de La Rochelle, les terrains restent chers et peu de maraicher·e·s s’y sont installés. L’AMAP aurait pour but de soutenir l’installation et l’activité d’une exploitation respectueuse de l’environnement (certifiée ou non) et d’assurer un approvisionnement annuel en légumes à un prix équitable. Lire la suite « L’AMAP de Bongraine »

Collectif d’autoconstruction de l’écolieu

Une fois installé, je souhaite être propriétaire de mon logement, afin de pouvoir vraiment choisir l’habitation qui me convient et ne plus continuer à financer le capital d’un quelconque héritier. Je souhaite habiter avec d’autres personnes qui participeront au choix, mais il est possible que nous construisions un bâtiment neuf, ou que nous trouvions un bâtiment à rénover. D’autres personnes ont des envies de tiny house ou de retape de ferme. Lire la suite « Collectif d’autoconstruction de l’écolieu »

Hannah Bensoussan – 5 juin 2017

Le groupe Vers l’Ecolieu m’intéresse car…

… je veux rêver-construire

Depuis quelques années, je réfléchis à comment vivre une vie aussi douce et bienfaisante que possible – pour moi, et pour ce qui m’entoure, gens et environnement. Je progresse donc petit à petit vers un mode de vie écologique, et fais de mon mieux pour nourrir des relations bienveillantes et tolérantes. Cette envie de douceur et d’ouverture nourrit mon engagement féministe, mon exploration d’idées alternatives et spirituelles, mon envie de rêver et construire un petit bout d’utopie, bref un peu tout mon travail sur moi.

 

… j’ai envie de collectif

Bien que je sois plutôt solitaire par nature, j’ai découvert la richesse qu’apporte la vie en collectif à travers plusieurs expériences de voyage et de formation, et je souhaite avoir cette richesse dans ma vie au quotidien. Au niveau de l’habitat, avoir mon intimité et mon lieu à moi tout en partageant des espaces communs est exactement ce à quoi j’aspire. J’habite depuis un mois dans une colocation végétarienne en banlieue parisienne, avec quatre autres personnes dont mon compagnon, que l’on appelle la Maison du Bonheur.

Il y a plein de choses que je préférerais faire à plusieurs que seule : s’installer (voire peut-être acheter un lieu qui sera chez nous), cultiver un jardin pour savoir ce que je mange et avoir un impact plus positif sur l’environnement, élever des enfants. Et plein de plus petites choses du quotidien qui, il me semble, fleuriraient bien chez moi dans le cadre de Vers l’Ecolieu : apprendre encore sur comment consommer mieux et limiter nos déchets, bricoler plutôt qu’acheter, se régaler en mangeant végé, organiser des événements conviviaux et joyeux.

Il se trouve que j’aime beaucoup les personnes que j’ai rencontrées à Vers l’Ecolieu, et que je serais très heureuse de faire cette aventure avec elleux.

 

… je pense pouvoir y construire une activité pro qui me ressemble

Je sors d’une formation à Sciences Po et de quelques emplois liés, et j’ai l’impression d’avoir vu assez du capitalisme et du marché du travail salarié pour dire que j’ai essayé et que c’est bon, je peux passer à autre chose maintenant.

Je suis prof de yoga, en formation à l’Ecole Française de Yoga. Je donne des cours dans une maison de retraite depuis un an et demi, et ayant quitté mon boulot de bureau il y a un mois, je veux faire du yoga mon activité principale. J’enseigne sous différentes formes depuis que j’ai 16 ans, et je sais que c’est quelque chose qui me passionne. Je vais également commencer à me former pour être thérapeute. Et puis j’écris.

Mon rêve professionnel combine toutes ces activités et passions, et ressemble un peu à celui de Maéli : j’aimerais ouvrir ou participer à un centre de soins et de création qui combine différentes formes de thérapies, d’activités bienfaisantes comme le yoga, et d’activités culturelles comme les ateliers d’écriture, de lecture, de dessin, de danse…

 

… le compromis entre ville et campagne me convient

Je suis attirée par l’idée de vivre à la campagne, l’idée de pouvoir faire des balades au calme, d’avoir un beau cadre de vie, de l’espace pour cultiver, etc. Et en même temps, je veux éviter de devoir prendre la voiture pour aller partout… et puis j’aime beaucoup la ville. J’adore les possibilités qu’offre Paris, de rencontres et d’activités. J’ai envie de participer à un projet que des inconnus puissent découvrir, visiter… Si j’organise thérapie, yoga ou autres activités, j’ai envie de pouvoir toucher des inconnus, et pas juste les autres membres du projet. Vers l’Ecolieu étant un projet périurbain, on s’offre les avantages de l’un et l’autre. Et puis le fait d’habiter en collectif permet de ne pas perdre en vie sociale en déménageant.

Newsletter de Vers l’écolieu, n°9 – Juin 2017

Avec l’arrivée de l’été, le paroxysme des allergies au pollen, et la fuite des parisiens de leur (plus ou moins) bien-aimée capitale dépendamment de leur ancrage, un grand événement est à annoncer au monde entier…

I – VERS L’ÉCOLIEU SERA A LA ROCHELLE !

Vers l’Ecolieu, au-delà de ses projets à ramifications numériques et de son concept dématérialisable, a pour vocation à terme de créer… un écolieu ! Lieu de regroupement, défini à l’origine hors de Paris, restant en périphérie urbaine afin de profiter de l’influence économique, sociale et culturelle de la ville à laquelle l’association se greffera. L’idée étant d’apporter à l’échelle locale une multitude de projets à vocation eco-friendly à tous les niveaux, dépendamment des projets personnels de chacun.
Ce mois de mai à vu l’aboutissement d’un jalon important de l’association. Initié à l’origine par Alice et Erwan l’année dernière, et repris par de nombreux membres, le choix de la localisation à moyen terme était devenu un élément conditionnel de l’implication de nombreuses personnes dans l’association, et dans les nouveaux arrivants. Vous avez ainsi eu la possibilité, au fil des mois, de voir apparaître :
  • Des groupes de réflexion sur la quasi-totalité des critères de choix de la localisation – Une enquête auprès de vous sur les critères importants parmi ceux-ci et leur pondération dans votre prise de décision – Des groupes de travaux pour définir les 16 (puis 17) villes les plus proches des critères mis en évidence
  • Un travail de renseignement sur ces villes afin de créer des fiches sur chacune et avoir un jugement plus éclairé – Puis un second double questionnaire accompagné de réunions afin d’échanger sur les villes, nos connaissances personnelles, nos recherches, en parallèle sur la période d’ouverture du questionnaire.
Aujourd’hui, les résultats sont disponibles ! C’est donc après un travail de plusieurs mois que nous pouvons maintenant vous présenter la ville qui accueillera Vers l’Ecolieu à termes : LA ROCHELLE.
Pour les personnes qui seraient intéressées par le projet d’éco-quartier et son contenu, vous trouverez toutes les informations ici : http://www.agglo-larochelle.fr/l-eco-quartier-de-bongraine
Nous sommes actuellement en relation avec la personne en charge du projet au niveau de la municipalité afin d’intégrer l’association Vers l’Ecolieu dans celui-ci.

II – RENCONTRE et ÉVÉNEMENTS « VERS L’ÉCOLIEU » DE JUIN

10 Juin (19h-23h) : Rencontre cohabitat Végéhttps://www.facebook.com/events/104586216793662
Soirée rencontre, détente, autour du repas, de karaoké, de blind-test, et de jeu pour apprendre à mieux connaître les personnes intéressées par les projets de cohabitat entre végé.
17 Juin (16h – 18h30) : Construisons nos projets partagéshttps://www.facebook.com/events/307580816348862
Evènement visant à échanger sur vos idées de projets, et selon vos intérêts ou affinités, rejoindre ceux qui pourraient vous intéresser.
22 Juin (18h30 – 20h00) : Initiatives d’habitat alternatif et d’utopie concrète en IdFhttps://www.facebook.com/events/1648369678536545
Table ronde à la Maison des acteurs du Paris durable sur les raisons de l’implication dans les projets d’habitats alternatifs et de nouveaux modèles de société, les valeurs sous-jacentes, et les problématiques auxquelles ces projets répondent. (Evènement sur inscription, voir page facebook)

A suivre et insérer dans vos plannings au-delà de juin :

la cohabitation annuelle de Vers l’Ecolieu, chevauchant les semaines de fin juillet et début août, offrant une résidence avec capacité de 10 personnes sur un même créneau afin de partager des tranches de quotidiens avec les membres, cuisiner ensemble, échanger sur le projet, ou simplement vivre différentes activités allant de simples jeux, aux activités sportives, détentes, et autres propositions de chacun !
– Le retour des pique-niques de Vers l’Ecolieu : s’étant fait connaître ainsi, Vers l’Ecolieu a mis en place des rendez-vous pique-niques hebdomadaires chaque semaine durant tout l’été dernier afin de se rencontrer et échanger en fin de journée sur un coin des pelouses du Carrousel. Nul doute que ces évènements reviendront cette année !
Et n’oubliez pas de régulièrement jeter un œil au calendrier de Vers l’Ecolieu et à la page facebook, proposant au-delà de nos évènements, les rendez-vous de nos partenaires : http://ecolieu.fr/index.php/nos-evenements/
Bonne journée à vous et à bientôt sur les différents événements !
Pierre

Refuge pour grands animaux

Hello ! Parmi les membres de ce groupe, y en a-t-il parmi vous qui ont des chevaux ou gros animaux vivants en prairie ? Ou souhaitez vous en adopter si vous vous installez dans un environnement adéquat avec Vers l’Ecolieu ?
Personnellement j’ai 2 chevaux et un boeuf donc se pose pour eux la question de la pâture, il leur faut minimum 1,5 hectare, 3 dans l’idéal.
Lire la suite « Refuge pour grands animaux »

Cécile Parenteau – 30 mai 2017

J’ai découvert le groupe « Vers l’Ecolieu » dans le cadre d’une conférence « Ecolieux, ce qui marche et ce qui ne marche pas » en février 2017. Je prends donc le train en route. J’ai pu depuis cette date assister à différentes rencontres et le groupe m’intéresse car…

J’ai été sensibilisée très jeune aux questions relatives à la protection de l’environnement par mes parents. Après des études de graphisme et d’architecture intérieure à Paris, j’ai travaillé 7 ans en cabinet d’architecte, où j’ai pu mener des projets de la conception jusqu’au chantier. En 2001, j’ai rencontré lors des Journées de la Maison Contemporaine le directeur de la publication Architectures à vivre, un nouveau magazine destiné à promouvoir auprès du grand publique la qualité architecturale dans l’habitat. J’ai intégré l’équipe un mois plus tard en participant à l’élaboration du magazine. Je suis ainsi devenue journaliste spécialisée. En 2007, le magazine Ecologik est créé, destiné à présenter une architecture durable offrant de réelles qualités architecturales. Chef de rubriques Produits et Innovations, je me suis spécialisée dans la mise en œuvre des nouveaux produits de construction, le design et les équipements. J’ai réalisé également de nombreux reportages d’architecture et visité plus d’une cinquantaine d’usines. J’ai un regard critique sur ces questions.

En 2005, j’ai acheté avec mon mari une « cabane » (ferme ancienne toute en longueur) dans le marais poitevin à quelques dizaines de kilomètres de La Rochelle, en Charente Maritime, dont je suis originaire et où je garde de nombreuses attaches. Nous y avons fait d’importants travaux de restauration. J’y ai également fait des plantations et manipulé la terre avec un grand plaisir. Séparée depuis, j’ai dû renoncer à cette maison de vacances mais le terroir me manque.

En 2016, le groupe de presse où je travaillais est liquidé (j’étais déléguée du personnel). Je suis donc en recherche d’emploi salarié ou de nouvelles activités (auto-entrepreneur, etc…). Mes enfants sont grands : une fille skipper et monitrice de voile, qui a plein de bonnes raisons de venir me voir de temps en temps à La Rochelle, où se trouve le plus grand port de plaisance d’Europe. Et un fils qui sera sur le point de terminer ses études de cinéma en 2019 et qui sera donc autonome.

J’arrive à un tournant de mon existence : je souhaite par choix et par nécessité tourner le dos à un modèle de société imposé, à la consommation effrénée, pour aller vers une vie beaucoup plus frugale et si possible utile aux autres. J’aimerais quitter la région parisienne et me recentrer sur mes besoins essentiels : les relations sociales, un environnement naturel mais en lien avec la ville (je préfère ne pas conduire), la possibilité de mener de nombreuses actions et activités. Le tout en apportant mes compétences liées au nombre de mes années… Sans être encore végan, je suis sensible à cette démarche. Je fais aussi du yoga et de la randonnée, entre autres. Je connais bien la région littorale et l’arrière pays.

J’aimerais intégrer un logement collectif ou groupé où je disposerais au minimum de deux chambres (30 m2 au total) pour pouvoir recevoir ma famille et parfois des amis. Je suis prête à partager mes repas dans une salle commune. Mais j’aimerais avoir mes propres sanitaires équipés d’une douche (5 m²). Un logement plus grand et potentiellement indépendant (avec séjour-cuisine) serait également envisageable. Je pense qu’il faudrait intégrer à ce projet différents types d’habitat répondant à des besoins (goûts, âge et situation) différents.

Des localisations pour des projets divers

Notre but n’est pas de proposer un seul type d’habitat mais une multitude de projets, dont des projets d’habitats, des infrastructures partagées (jardins, maison commune, ateliers, bassin, école…) et des projets associatifs ou militants qu’on peut plus difficilement placer sur une carte. Certains projets seront donc plutôt urbains (colocation, restaurant, atelier vélo…), d’autres plutôt périurbains (habitat partagé, amap, jardins partagés) et certains plutôt ruraux (écohameau, exploitation agricole, sanctuaire animal…).

Un fonctionnement horizontal pour des ambitions de rayonnement national

Si certains projets sont limités en nombre de participant·e·s (hameaux, habitats participatifs), d’autres nécessites le plus grand nombre de membres possible (monnaie locale, école Montessori…). Plus il y aura de projets, plus ils seront visibles et seront en accord avec les envies de chacun·e. N’importe quelle personne participant à au moins un projet (jardin partagé, atelier de réparation vélo, amap…) est membre à part entière. Les projets sont tous autonomes et n’apportent aucun soucis de gestion au collectif. La fédération de projets Vers l’écolieu ne se fixe donc aucune limite.

Nous rejoindrons d’autres projets rochelais même si nous ne sommes qu’une dizaine, mais nous espérons au moins réunir une trentaine de personnes pour initier un pôle associatif dynamique. Nous continuerons à nous faire connaître et à regrouper des porteuses d’alternatives une fois installées à la Rochelle, afin de constituer petit à petit un pôle alternatif de rayonnement national proposant un projet de société plus altruiste et équitable à travers une multitude d’alternatives sociales et solidaires.